Propos & Détours

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Noyade

Cercle, toi qui englobe tout et qui pourtant
Est au fond du fond des cercles encerclant de mon être
Toi que je suis parti chercher, pensant naïf
Que tu me donnerais la clé permettant de classer
Cet ordonné désordre ordonnant moi
Tu t’es montré, fantôme imperceptible
Pour m’entraîner au fond du profond du tréfonds
Du fond innommable où je me suis fondu …

Je vogue au gré des cercles qui n’en finissent pas de tourner
Et je reviens toujours au même endroit
Je m’enlise. Les cercles se fond bouches
Ils tentent de m’avaler : je dérange ce désordre ordonné
Du simple fait de ma présence.
C’était eux, pourtant, qui m’avaient appelé !
A quoi bon te parler, cercle, tu n’existes pas
Et c’est cette inexistence même qui m’a perdu.

Je suis cet individu par tous ignoré
Mon seul désir est d’être par toi honoré.
Je suis bercé par une rivière de larmes
Qui prend sa source dans les sommets de ton charme …

Il fut une époque où l’on se croisait souvent
Où tu passais dans ma vie comme un coup de vent.
Combien de fois n’avais-je alors rêvé de toi !
Alors que mon coeur te cherche, mes yeux te voient.
Je ne t’ai pas aperçu depuis si longtemps !
Je finis par croire que je t’aime vraiment.

Visage de femme qui illumine ma nuit
Sur le chagrin poignant
Qui, de pleurs, l’habille …

Et je fus, un instant, coupablement troublé
De voir combien, pourtant, si bien se marient

La mort en robe noire
Et la lune argentée …

The edge of the green wave whitely doth hiss
Upon the wetted sand. I look, yet dream - sur le sable inondé. Je regarde rêveur. -
Surely reality cannot be this ! - le réel, n’en doutons pas, ne peut-être ceci ! -
Somehow, somewhere this surely doth but seem ! - en un sens, ceci n’est qu’apparence … -
The sky, the sea, this great extent disclosed … - le ciel, la mer, cette joie extérieure révélée -
Of outward joy, this bulk of life we feel
Is not something, but something interposed. - Ce poids de vie que nous éprouvons
N’est pas une chose mais un écran interposé.
Ce qui en ceci n’est pas ceci, cela seul est réel -
Only what in this is not this is real.
Si ceci existe pour avoir du sens, si être éveillé
Ne consiste qu’à voir ce grand sommeil lumineux des choses …
- If this be to have sense, if to be awake
Be but to see this bright, great sleep of things
For the rarerr potion mine own dreams I’ll take
And for truth commune with imaginings
- J’opterai pour le philtre plus rare de mes rêves
Et pour une vérité qui rejoint l’imaginaire. -

Voyant un songe trop amer - Holding a dream too bitter -
Une trop juste insulte - a too fair curse -

Dans le sommeil commun des hommes, dans l’univers …
This common sleep of men, the universe …

Etourdie, ma tête roule à l’ombre douce de tes mains
dans les colonnes primordiales de ton sang.

Mon amour, je t’appelle
je tourne dans l’insoutenable vertige
je meurs, cette nuit, dans l’aride fraternité des sables
parmi cette nuit pleines d’astres et de jardins.

Et de toi, lustrale, et de ta nudité nuptiale, mon amour
l’éblouissant soleil jamais ne s’éteindra …

juin 29, 2008 Publié par jomico | Littérature | | Pas de commentaire

Cécité

Dans le silence de mes nuits,

Dans la nuit de mes jours,

Sans lueurs et sans bruits …

Et seule l’immensité du désespoir et du froid,

Qui m’étreint et m’effraie,

Eclaire de son plus sombre gris,

Le long et plat chemin du souvenir …

As the lone, frighted user of a night-road

Suddenly turns round, nothing to detect,

Yet on his fear’s sense keepeth still the load

Of that brink-nothing he doth but suspect ;

And the cold terror moves to him more near

Of something that from nothing casts a spell,

That, when he moves, to fright more is not there,

And’s only visible when invisible :

So I upon the world turn round in thought,

Ainsi je parcours le monde en pensée

Et, ne voyant rien, ne reprends pas courage

Tandis que ma terreur née d’une cause inconnue

Se réfugie dans ce vide éprouvé du corps

Et sauve mon sens de l’horreur du mystère

De ne pas voir en lui-même le mystère du mystère.

So I upon the world turn round in thought,

And nothing viewing do no seen cause got,

To that felt corporate emptiness forsake,

And draw my sense of mystery’s horror from

Seeing no mystery’s mystery alone.

Dans l’obscurité je cherche la lumière,

L’éclatante lumière, disparue pour toujours,

Tout ce que j’observe en ouvrant les paupières …

La nuit étoilée et la clarté du jour.

Je ne verrai plus le charme de tes yeux,

Mais j’entendrai ta voix douce, câline

Le frisson d’un baiser sur ta bouche divine …

Dans ma profonde nuit, tu es ma providence

Tes yeux seront les miens, jusqu’au bout du chemin …

” A tous les vents de l’air fit flotter mon enfance …

Et la feuille échappée aux arbres du rivage.

J’ai plus d’un souvenir profondément gravé,

Et l’on peut distinguer bien des choses passées

Dans ces plis de mon front que creusent mes pensées.

Tombé de lassitude au bout de tous ses voeux …

Comme un gouffre dans l’onde,

Mon âme où ma pensée habite comme un monde,

Tout ce que j’ai souffert, tout ce que j’ai tenté,

Tout ce qui m’a menti comme un fruit avorté,

Mon plus beau temps passé sans espoir qu’il renaisse,

Les amours, les travaux, les deuils de ma jeunesse,

Et, quoique encore à l’âge où l’avenir sourit,

Le livre de mon coeur à toute page écrit !

Si parfois de mon sein s’envolent mes pensées,

Mes chansons par le monde en lambeaux dispersées ;

S’il me plaît de cacher l’amour et la douleur

Dans le coin d’un roman ironique et railleur ;

Si j’ébranle la scène avec ma fantaisie,

Si j’entre-choque aux yeux d’une foule choisie

D’autres hommes comme eux, vivant tous à la fois

De mon souffle, et parlant au peuple avec ma voix ;

Si ma tête, fournaise où mon esprit s’allume,

Jette le vers d’airain qui bouillonne et qui fume

Dans le rythme profond, moule mystérieux

D’où sort la strophe ouvrant ses ailes dans les cieux,

C’est que l’amour, la tombe, et la gloire et la vie,

L’onde qui fuit, par l’onde incessamment suivie,

Tout souffle, tout rayon ou propice ou fatal,

Fait reluire et vibrer mon âme de cristal …

D’ailleurs, j’ai purement passé les jours mauvais,

Et je sais d’où je viens, si j’ignore où je vais.

L’orage des partis avec son vent de flamme,

Sans en altérer l’onde a remué mon âme.

Rien d’immonde en mon coeur, pas de limon impur

Qui n’attendit qu’un vent pour en troubler l’azur ! “

Victor Hugo

(Les Feuilles d’automne)

Juin 1830

mai 11, 2008 Publié par jomico | Littérature | | Pas de commentaire

Songes, rêves et visions

Les mots sont comme des étiquettes
Ou des pièces de monnaie, ou mieux, comme en essaim d’abeilles
Je dois vous avouer que je suis brisé par les sources des choses
Comme si les mots étaient comptés comme des abeilles mortes dans un grenier
De leurs yeux jaunes et de leurs ailes sèches

(Poèmes Sexton’s Transformations)

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Ange de douceur, ange de beauté
Tes yeux étaient immenses comme l’était ta beauté
Flamme de la vie, flamme éternelle tu seras
Tant que ce monde vivra

Moi c’est mon âme que je voudrais te donner
Pour t’offrir une seconde vie
Pour que tu sois soleil
Celle qui demeure à jamais éternelle

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Imaginez
Une musique se déverse dans le bon sens
Et d’une drôle de façon
Voir plus de musique
Se souvenir d’une première nuit

The night I came I dance a circle
And was not afraid
Mister ?

Juste une radio
Se souvenir d’une chanson

Just a radio
And the song that remember

(Music Swims Back To Me)

Ma bouche comme une fleur coupée
Avant aujourd’hui, mon corps était inutile
A présent, c’est le déchirement
Mes nerfs sont allumés

My nerves are turned on
My mouth blooms like a cut

(The Kiss)

Je me souviens
De l’arbre blanc de demain et du gui
Je me souviens du nom
J’ai besoin de vous
Moi, qui ne fut jamais tout à fait sûr
D’être une fille et le besoin d’être une autre

(La Double Image)

Juste une fois

And hurried my truth, the charm of it
And hoarded these constants into morning
Only to find them gone

(Just Once)

Anne Sexton
(1928 - 1974)

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En regardant les rues désertes
Tout ce que Anne peut voir
Ce sont des rêves qui deviennent réels

Elle se représente dans un verre brisé, elle se représente la vapeur
Elle se représente une âme
Dans la froide lumière du jour

Ici au beau milieu si vivante et seule
Les mots se soutiennent comme les os
Comme les os tiennent le corps en place

Tirant les feuilles de papier dans un tiroir qui glisse doucement
Extirpant l’obscurité, mot après mot
Confessant toutes les choses secrètes dans une boîte de velour
Rêvant à la tendresse

Dreaming of the secret things in the warm velvet box
Dreaming of the tenderness

(for Anne Sexton)

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Tu étais
Ce parler résonnant exprimant la douceur
Cet écho jouant dans les errances

Tu étais
La sensibilité quand disparaît le sens des choses
L’ivresse palpitante d’un accord profond

Immensité sur le seuil de l’infini
Eclosion d’une fleur
Arpège de larmes
Pépites de mots
Sur le silence de l’âme

mars 23, 2008 Publié par jomico | Littérature | | Un commentaire

Sleeping Mind

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A mind quite narrow yet
A mind transmitting …
A mind tapping out the message you’ll not want to read
Pleasing yourself with my confusion.

How many masks wear we
Upon our countenance of soul
The true mask feels no inside to the mask
But looks out of the mask by co-masked eyes
Whatever consciousness begins the task
The task’s accepted use to sleepness ties
Our souls, that children are, being thought-losing
Get a whole world on their forgot causing

And, when a thought would unmask our soul’s masking
Itself goes not unmasked to the unmasking

We are born at sunset and we die ere morn
And the whole darkness of the world we know
How can we guess it’s truth, to darkness born
The obscure consequence of absent glow ?

Holding a dream too bitter, a too fair curse
This common sleep of men, the universe …

Le ciel dans sa nudité, persiste à me retracer les modulations de cet appel
Mon âme peine au loin
Le souvenir durcit de noir les portes

Le vent du ciel m’ébranle en la plus solennelle paupière.

Nul esprit, tant la nuit s’avère maudite et lourde et pleine de glaçons funèbres …

Je tourne dans l’insoutenable vertige
Je meurs, cette nuit, dans l’aride fraternité des sables, parmi cette nuit pleine d’astres et de jardins

décembre 25, 2007 Publié par jomico | Littérature | | Pas de commentaire

Pile ou Face

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Je marche entre les gouttes de pluie, où ? Je ne sais pas.
Je marche sur un fil métallique au milieu d’un cirque.
Je suis debout, impassible, comme irradié.
Je prends des ciseaux et je découpe mon nom.

Quelque temps après, sur un parking, j’ai l’intention de me tirer une balle, mes yeux fixent un building, et je pense sauter …

Je dors longtemps, puis un rêve, non un cauchemar. Je sens bien que je suis couché et que je dors … Je le sens et je le sais … Et je sens aussi que quelqu’un s’approche de moi, me regarde, me palpe, monte sur mon lit, s’agenouille sur ma poitrine, me prend le cou entre ses mains et serre … De toute sa force pour m’étrangler.
Moi, je me débats, lié par cette impuissance atroce qui me paralyse dans les songes ; je veux crier, je ne peux pas ; j’essaie avec efforts, en haletant, de me tourner, de rejeter cet être qui m’écrase et qui m’étouffe, je ne peux pas !

Je m’éveille, affolé, couvert de sueur. J’allume. Je suis seul.
Un frisson me saisit soudain, non pas un frisson de froid, mais un étrange frisson d’angoisse. Je ferme les yeux. Pourquoi ? Je rouvris les yeux ; les arbres dansaient, la terre flottait …

Une nuit, j’ai senti quelqu’un accroupi sur moi, et qui, sa bouche sur la mienne, buvait ma vie entre mes lèvres. Oui, il la puisait dans ma gorge, comme aurait fait une sangsue. Puis il s’est levé, repu, et moi je me suis réveillé, tellement meurtri, brisé, que je ne pouvais plus remuer.

Toutes ces secondes, quand je tremble me quittent en frissonnant pendant des jours.

Je ne peux plus rester ici … Toute la vie. Il ne me reste que l’amour ?

Les rues sont comme des champs qui ne meurent jamais, et les jours sont clairs, remplis de tristesses …
Le futur est incertain et la fin toujours proche, en attendant le soleil … Là, je jette une pièce en jouant à pile ou face. Des chiens errent les rues, ils se couchent sur les trottoirs et mendient un sucre ! Du sang dans les rues, du sang qui monte et me suit, du sang qui ruisselle dans mon cerveau.

Je erre si tard dans la nuit et dans le vent, c’est peut-être la douleur de l’écrivain ?

Comme un dôme de verre multicolore, la vie ternit la blanche splendeur de l’éternité. Toutes les couleurs me rendent heureux : même le gris. Mes yeux sont tels qu’ils prennent littéralement des photographies. Et puis la nuit noire. Et puis la nuit blanche. Je me sens dispersé à travers l’espace, à travers le temps : un pied sur la cime d’une montagne, une main sous les cailloux d’un cours d’eau.

Je suis corrompu, terrifié, fasciné de l’émerveillement qui s’attarde et la honte qui demeure.
D’autres hommes meurent ; mais moi, je ne suis pas un autre ; donc je ne mourrai pas.

L’espace est un essaim dans l’oeil ; et le temps un tintement d’oreilles.
Dans cette ruche je me trouve enfermé.

décembre 25, 2007 Publié par jomico | Littérature | | Pas de commentaire

Sur les bords de ces pages …

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Je parle
Tu parles
Comme une étoile
Nous conjuguons la nuit

Partir ! Mais pour voir quoi ?
Partir ! Pour aller où ?
Rester ! Pour vivre quoi ?
Rester, c’est être fou

Plusieurs nuits blanches passées … Inspiration, en attente d’une illumination !

Un délice fruité fond en une bouchée, épousant ce charnel à l’antre des voleurs …

Images, délicatesses, engouements et …
Avalant goulûment ces mouvantes richesses …

Les mains caressent avec douceur des envies … De plaisirs !?
A la sensualité effleurante, transparente … Exaltante
Symbolique et symbiotique

Tiroir cassé
Succulent trésor de coeur acidulé …

Imprévisible vision, stupeur du corps âme …
La pointe le fil des mots et l’ambroisie du silence
Mais sublimes reconnaissances invivables bains de rondes d’illusion de figures passions …

L’encre sourd frissonne le mot tremble les paupières, rompent les amarres bouillonnent les sangs.
Et le monde ouvre un oeil !

Voilà mon poème est fini, et je peux me moquer, en longeant les bords de ces pages

Du succès, des honneurs et des richesses …
Leurs suffrages sont-ils vraiment de longue durée ?

décembre 2, 2007 Publié par jomico | Littérature | | Pas de commentaire

Arabesques

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La distance du temps est un miroir
Enfoui dans le coeur et la mémoire …
Même si la vie est un cheval qui s’enfuit dans cet océan de souvenirs
Il me reste les larmes au bout de mes cils
Au goût étrange des marées salins
Et aux parfums subtils des algues marines
Les souvenirs ne meurent jamais, ils vivent éternellement
Aux reflets d’or et de lumière
Dans mes images sans sommeil …

Le temps s’est enfui, à l’ombre des noyers
Comme un chien sans grelot
Mais chien de sang ne perd la trace
Chien de sang est mon souvenir
Souvenir n’est point feuille morte
Souvenir est couteau planté …

Triste souvenir passé dort pour toujours
Se dépose dans mon rêve tel du velours

novembre 25, 2007 Publié par jomico | Littérature | | Pas de commentaire

Paradis perdu

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De fièvreuses sybilles vêtues d’organdi
Rose, accablantes fleurs que l’aube martyrise
Présageaient ce désastre et la chose incomprise
Avant d’avoir vu, l’atteste un cerne grandi !

Maint faune en son royaume, le sceptre brandi
Vers les seins polis dont nul songe cicatrise
Et vers les bras légers insoucieux de traîtrise
S’élançait sous la lune au silence arrondi

Tout se tait, tout s’oublie si soudain au délice
Des jeunes paresses ! Mais j’ai bu au calice
Nu de l’âme exquise qui n’a pas même ri

Et l’étincelante nuit dans ses yeux pensive
Initiant aux ombres ma douleur attentive
Mais le pli de sa lèvre où le rire a fleuri

novembre 25, 2007 Publié par jomico | Littérature | | Pas de commentaire

Absence

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Le bol est vide où tu buvais
Le mal lavé et souillé
Perdu dans la pitié

Un quatorze février
Le jour à ne pas oublier
Si l’on ne veut pas se disputer

Quelquefois j’évite de pleurer

Douce Colombe ne pense qu’à s’envoler
Avant de s’envoler
Pour un autre horizon
Pour échapper au monde d’en bas

Jusqu’au plus profond
Jamais l’horizon !

J’ai compris son message
Je vais tourner la page

Un autre regard
Sur la page

novembre 25, 2007 Publié par jomico | Littérature | | Pas de commentaire

Secret de Femme

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Image d’ardeur et de beauté

Force impulsive et généreuse

Stimulant de l’être, de l’oeuvre

Eveil du désir, attrait de l’interdit

Essence féminine au pouvoir vitalisant

Invite et se rebiffe sous les pas enchantés

Du mystère vital caché …

Ventre où vie et mort

Se transmutent l’une à l’autre

Sang et rejet frappant toutes femmes

Passant de la nuit utérine … Au jour

Symbolique accomplissement

De retraite purificatrice …

Fût-ce pour une juste cause

Interdit étendu à tout homme

Pour avoir osé des erreurs passées

Versé le sang d’autrui …

Nymphe aux pouvoirs démesurées

Dans sa robe du soir disparaît

Bercée de vérités illusoires …

novembre 14, 2007 Publié par jomico | Littérature | | Pas de commentaire