Regret de la lucidité

Sous les impénétrables racines de la vie
Les êtres se divisent et se détachent lentement
Ils se soulèvent, volent, et flottent dans l’espace
S’étouffent et tentent d’immobiliser l’oxygène
Des hommes agonisent, rigides dans leurs gestes
Des hurlements haineux se faufilent dans les rues
Harcelant ses victimes et les déchirant férocement
Les fugitifs soulèvent, par des pas amers, la poussière
Et les lamentations transforment les voix ronflantes
L’amour surplombe la folie poreuse de la violence
Mais les tourments meurent dans le clair-obscur
Vaincre la souffrance, échapper à cette fatalité
Pour enfin avouer son bonheur et tuer cette honte

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