Arabesques
La distance du temps est un miroir
Enfoui dans le coeur et la mémoire …
Même si la vie est un cheval qui s’enfuit dans cet océan de souvenirs
Il me reste les larmes au bout de mes cils
Au goût étrange des marées salins
Et aux parfums subtils des algues marines
Les souvenirs ne meurent jamais, ils vivent éternellement
Aux reflets d’or et de lumière
Dans mes images sans sommeil …
Le temps s’est enfui, à l’ombre des noyers
Comme un chien sans grelot
Mais chien de sang ne perd la trace
Chien de sang est mon souvenir
Souvenir n’est point feuille morte
Souvenir est couteau planté …
Triste souvenir passé dort pour toujours
Se dépose dans mon rêve tel du velours
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