Sleeping Mind

A mind quite narrow yet
A mind transmitting …
A mind tapping out the message you’ll not want to read
Pleasing yourself with my confusion.
How many masks wear we
Upon our countenance of soul
The true mask feels no inside to the mask
But looks out of the mask by co-masked eyes
Whatever consciousness begins the task
The task’s accepted use to sleepness ties
Our souls, that children are, being thought-losing
Get a whole world on their forgot causing
And, when a thought would unmask our soul’s masking
Itself goes not unmasked to the unmasking
We are born at sunset and we die ere morn
And the whole darkness of the world we know
How can we guess it’s truth, to darkness born
The obscure consequence of absent glow ?
Holding a dream too bitter, a too fair curse
This common sleep of men, the universe …
Le ciel dans sa nudité, persiste à me retracer les modulations de cet appel
Mon âme peine au loin
Le souvenir durcit de noir les portes
Le vent du ciel m’ébranle en la plus solennelle paupière.
Nul esprit, tant la nuit s’avère maudite et lourde et pleine de glaçons funèbres …
Je tourne dans l’insoutenable vertige
Je meurs, cette nuit, dans l’aride fraternité des sables, parmi cette nuit pleine d’astres et de jardins

Pile ou Face
Je marche entre les gouttes de pluie, où ? Je ne sais pas.
Je marche sur un fil métallique au milieu d’un cirque.
Je suis debout, impassible, comme irradié.
Je prends des ciseaux et je découpe mon nom.
Quelque temps après, sur un parking, j’ai l’intention de me tirer une balle, mes yeux fixent un building, et je pense sauter …
Je dors longtemps, puis un rêve, non un cauchemar. Je sens bien que je suis couché et que je dors … Je le sens et je le sais … Et je sens aussi que quelqu’un s’approche de moi, me regarde, me palpe, monte sur mon lit, s’agenouille sur ma poitrine, me prend le cou entre ses mains et serre … De toute sa force pour m’étrangler.
Moi, je me débats, lié par cette impuissance atroce qui me paralyse dans les songes ; je veux crier, je ne peux pas ; j’essaie avec efforts, en haletant, de me tourner, de rejeter cet être qui m’écrase et qui m’étouffe, je ne peux pas !
Je m’éveille, affolé, couvert de sueur. J’allume. Je suis seul.
Un frisson me saisit soudain, non pas un frisson de froid, mais un étrange frisson d’angoisse. Je ferme les yeux. Pourquoi ? Je rouvris les yeux ; les arbres dansaient, la terre flottait …
Une nuit, j’ai senti quelqu’un accroupi sur moi, et qui, sa bouche sur la mienne, buvait ma vie entre mes lèvres. Oui, il la puisait dans ma gorge, comme aurait fait une sangsue. Puis il s’est levé, repu, et moi je me suis réveillé, tellement meurtri, brisé, que je ne pouvais plus remuer.
Toutes ces secondes, quand je tremble me quittent en frissonnant pendant des jours.
Je ne peux plus rester ici … Toute la vie. Il ne me reste que l’amour ?
Les rues sont comme des champs qui ne meurent jamais, et les jours sont clairs, remplis de tristesses …
Le futur est incertain et la fin toujours proche, en attendant le soleil … Là, je jette une pièce en jouant à pile ou face. Des chiens errent les rues, ils se couchent sur les trottoirs et mendient un sucre ! Du sang dans les rues, du sang qui monte et me suit, du sang qui ruisselle dans mon cerveau.
Je erre si tard dans la nuit et dans le vent, c’est peut-être la douleur de l’écrivain ?
Comme un dôme de verre multicolore, la vie ternit la blanche splendeur de l’éternité. Toutes les couleurs me rendent heureux : même le gris. Mes yeux sont tels qu’ils prennent littéralement des photographies. Et puis la nuit noire. Et puis la nuit blanche. Je me sens dispersé à travers l’espace, à travers le temps : un pied sur la cime d’une montagne, une main sous les cailloux d’un cours d’eau.
Je suis corrompu, terrifié, fasciné de l’émerveillement qui s’attarde et la honte qui demeure.
D’autres hommes meurent ; mais moi, je ne suis pas un autre ; donc je ne mourrai pas.
L’espace est un essaim dans l’oeil ; et le temps un tintement d’oreilles.
Dans cette ruche je me trouve enfermé.
Sur les bords de ces pages …
Je parle
Tu parles
Comme une étoile
Nous conjuguons la nuit
Partir ! Mais pour voir quoi ?
Partir ! Pour aller où ?
Rester ! Pour vivre quoi ?
Rester, c’est être fou
Plusieurs nuits blanches passées … Inspiration, en attente d’une illumination !
Un délice fruité fond en une bouchée, épousant ce charnel à l’antre des voleurs …
Images, délicatesses, engouements et …
Avalant goulûment ces mouvantes richesses …
Les mains caressent avec douceur des envies … De plaisirs !?
A la sensualité effleurante, transparente … Exaltante
Symbolique et symbiotique
Tiroir cassé
Succulent trésor de coeur acidulé …
Imprévisible vision, stupeur du corps âme …
La pointe le fil des mots et l’ambroisie du silence
Mais sublimes reconnaissances invivables bains de rondes d’illusion de figures passions …
L’encre sourd frissonne le mot tremble les paupières, rompent les amarres bouillonnent les sangs.
Et le monde ouvre un oeil !
Voilà mon poème est fini, et je peux me moquer, en longeant les bords de ces pages
Du succès, des honneurs et des richesses …
Leurs suffrages sont-ils vraiment de longue durée ?
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